MAFIA MODERNE et RECYCLAGE EN EUROPE .........Le meme journaliste publicise LA MAFIA en 2000 & 2004.......

Written December 07. 2006 in Uncategorized

Les perles d'automne Les olives deviennent le nectar du noyau méditerranéen Roger, une pression! Tout l'or de Provence L'arbre sacré Le parti de l'olivier Une huile essentielle Mettons de l'huile sur le feu

VERLINDEN, MICHEL;WAGNER, PAUL
Le Soir : édition du 09/12/2000 | page 4/8

Les perles d'automne Les olives deviennent le nectar du noyau méditerranéen. par

Michel Verlinden et

Paul WagnerUne mer d'oliviers déferle sur la colline la plus escarpée de Canicatti, par vagues douces, au gré du vent, sous la lumière flottante d'un matin de novembre. L'ampleur du ciel, l'architecture du paysage, les perles scintillant sur les branches. On dirait que tout le trésor de la vie se trouve dans ces arbres vénérables. Mais combien de millions d'aurores aura-t-il fallu pour désirer, saisir, puis produire cette manne végétale?

L'existence de l'olivier remonte à la nuit des temps comme en témoignent des feuilles fossilisées datant de la préhistoire. Depuis des millénaires, l'huile d'olive est le fruit du patient travail de l'homme. Le temps est plus long à s'écouler en Sicile, et les oliveraies distribuent une part du rythme, confie Diego Di Caro, cultivateur de la jeune génération, propriétaire de l'azienda agricola « Cuccavecchia », noble villa paysanne du XVIII e siècle, qu'ombrage un jardin luxuriant. De la grande terrasse, le regard s'appuie sur une rangée de palmiers, s'accroche à un long cyprès, galope dans les lointains bleutés des arbres rois. Ce sont mes amis, mes chers amis les oliviers , s'exclame l'homme au profil de l'Aurige de Delphes.


Le conservateur
d'un musée du paysage
Nous sommes dans la province d'Agrigente où, dans l'antiquité grecque, l'huile remplissait les amphores. Attaché comme un cactus à la roche, ce jeune « Guépard » d'une vieille famille sicilienne se veut le gardien d'un patrimoine que l'urbanisme grignote. Ah! cette grande surface agressive, comme un coup de pied dans le paysage. D'un geste du bras, il indique une vaste étendue de ronces qui montent à l'assaut d'une tour baroque, comme un point d'exclamation dans le ciel, autrefois seconde résidence de l'évêque. Tout cela sera rendu aux oliviers, je vais planter deux mille jeunes arbres.

On pense naturellement au héros de Giono qui sema des milliers de glands dans une vallée de Sisteron, mais qui ne vit jamais sa forêt de chênes. Mémoire des lieux, des odeurs, de la beauté. C'est de l'amour que Diego exprime en caressant un tronc noueux, torturé par les âges. Au diable les « entrepreneurs de bonheur public en béton »! Il sera le conservateur d'un musée du paysage. Et tant pis si l'huile ne rapporte pas autant qu'un garage. Il aura fait quelque chose de vrai pour embellir sa vie. Le temps de la cueillette d'automne est souverain. Les saisonniers sont arrivés à l'aube pour une récolte qui s'annonce plantureuse. Toujours les mêmes gestes depuis des siècles. Les rameaux sont passés au peigne en bois. Une perche secoue les tiges culminantes. Rondes et luisantes, les perles tombent dans un large filet dodelinant sur un sol sableux, oscillant entre le noir et le fauve.

C'est une des meilleures terres de Sicile, propice à la culture des amandiers, des vignes, des citronniers. Chaque jour après la récolte, les olives sont acheminées dans des paniers vers le moulin du village de Naro, système de fabrication en continu, broyeur à meules en pierre dure, pressoir mécanique à froid. L'huile extra vierge, au bout de l'extraction, est fine, fruitée, aromatique. Avec un goût d'herbes fraîches, de fenouil, d'asperges sauvages. Ces plantes poussent le long des chemins hérissés de murets qui tombent en ruine. La riche botanique de Sicile donne à l'huile une saveur qui lui ressemble.

Diego Di Caro presse un fruit entre deux doigts. La consistance est ferme et la peau sans tache. Toute sa production s'inscrit dans une culture biologique. Aucun engrais chimique. Ni de pesticides pour lutter contre les maladies. La fumure naturelle fertilise la terre. De bons insectes sont introduits dans les vergers pour dévorer les nuisibles. Ce qui demande des connaissances biologiques et de la vigilance à toutes les étapes du cycle. Il faut aussi compter avec le climat. Des coups d'orage, le sirocco qui se déchaîne, et c'est le rendement à l'hectare qui peut diminuer de moitié. Davantage que les autres arbres, l'olivier donne l'impression vraie du temps.

Le propriétaire parle de son huile « Monsu » comme un vigneron de son millésime. Chaque bouteille raconte l'histoire de la terre, du fruit, des conditions de cueillette et de pressage. Il fustige les utilisateurs de machines à secouer les arbres, dénonce les assemblages douteux et les étiquettes trompeuses. Depuis 1992, date des premières réglementations européennes, le secteur oléicole italien -1, 12 million d'hectares que se partagent 2. 000 entreprises- s'est amélioré en termes de terroir et de qualité. La Sicile est en mesure de produire ce qui est bon et sain. Mais que de progrès encore à accomplir en termes d'image de marque. Le baron Stefano Silliti, patriarche taillé dans la roche, maître après Dieu à Caltanissetta d'une terre de 210 hectares surtout vouée à la culture des raisins de table, dénonce des coopératives italiennes qui produisent comme des forcenés pour vendre le flacon à 10. 000 lires. Moi, j'ai amené une bouteille de ma propriété dans le nord du pays, et les gens l'ont trouvée si délicieuse qu'ils voulaient m'en acheter pour dix fois ce prix.


Les oliviers
se mettront à danser

Allusion perfide à certaines régions qui se croient les meilleures, dont la production dépasse ce que peut donner la terre. On coupe l'huile locale avec des apports venus d'autres pays méditerranéens. Les marques des grosses sociétés n'indiquent même pas l'origine. On fait dire ce qu'on veut aux étiquettes. Malheureusement, trop souvent l'Union européenne ferme les yeux. L'idéal serait de goûter l'huile sur place et d'observer comment elle se fabrique, de l'arbre jusqu'au moulin , explique Dino Di Caro en faisant sautiller quelques perles dorées dans le creux de sa main.

Demain se déroulera la fête des oliviers au domaine « Cuccavecchia ». Sur les nappes blanches des tables dressées sous les arbres s'aligneront des variétés d'olives, biancolilla et belice, que taquineront l'ail et les herbes aromatiques. Il y aura des fines tranches de poutargue arrosées d'huile douce, de la soupe aux champignons, des pâtes aux artichauts, du gâteau à la farine de châtaigne. Giuseppe, le superviseur de la récolte, chantera des couplets napolitains. Et tous les oliviers, sur la colline, se mettront à danser. . .

(P. Wg. )



Veuillez trouver ci-dessous les articles demandés.

============== Article t-20041231-Z0Q4L2 ===================
Publication(s):
. VICTOR du 2004-12-31 page 14;15
1557 mots|Secrétariat SS
Auteur(s): WAGNER,PAUL

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PRINCESSE PALERME

Des palais de « guépards » retrouvent leur lustre d'antan. Le centre
historique renaît de ses cendres.

C'est le « Rinascimento di Palermo », une renaissance, voire une
révolution culturelle.



Par Paul WagnerEtonnantes, ces équipes qui colmatent les trous,
nettoient les rues, dressent des grues aux carrefours, dans les impasses,
au-dessus des maisons inachevées. Mais Palerme sera-t-elle un jour achevée
? On ne la voit pas rectiligne comme Turin, figée à la manière de
Florence. Ce serait perdre son image, ses repères. Restaurer des palais,
c'est une bonne action. Ordonner le centre historique, passe encore. Mais
changer sa manière d'habiter, de se déplacer, c'est demander
l'impossible. « Au décor raide et définitif, Palerme préfère l'idée de douceur,
de confuse beauté », estime Gaetano Basile, écrivain, revenu sur son île
après une longue absence. Autrement dit, tout va changer, sans que rien
véritablement ne change ?



Le temps a marqué la ville de sa griffe. Mémoire tenace des bâtisseurs
phéniciens, grecs, romains, arabes, normands, angevins, souabes. Plus
que l'Italie, la Sicile a le goût des vestiges, elle s'y reconnaît,
c'est son excès d'identité, confie Diego Di Caro, architecte en herbe,
partisan d'un renouveau sans douleur. Le ton patriotique est donné. La
Sicile n'est pas l'Italie, c'est un pays qui a absorbé toutes les cultures,
jusqu'à imposer la sienne, millénaire, à la fois religieuse, païenne,
paysanne, artisanale, aristocratique.



Au XIXe siècle, Palerme comptait mille et un princes, comtes, marquis,
barons, propriétaires de demeures patriciennes, villas, résidences à la
campagne. A l'image de Fabrizio Salina, héros du roman de Guiseppe
Tomasi di Lampedusa, « Le Guépard », dont a été tiré le chef-d'oeuvre de
Visconti, avec l'inoubliable Burt Lancaster dans le rôle du prince
dépassé par la bourgeoisie marchande. Peu avant la Première Guerre mondiale,
la classe des « guépards », dernière féodalité du monde occidental,
baisse le rideau de son splendide théâtre.



Aujourd'hui, leurs descendants sont banquiers, marchands,
fonctionnaires, employés, pour la plupart incapables d'entretenir leur domaine. D'où
ce projet « Rinascimento », soutenu par des fonds européens, encouragé
par le Fondo per l'Ambiante Italiano et autres associations
protectrices des monuments et des sites. Il s'agit de transformer les palais en
lieux sociaux, culturels, touristiques, de créer des nouveaux logements,
d'assainir les quartiers anciens. On veut rompre avec l'immobilisme, la
voluptueuse indolence. L'esprit qui souffle sur le palais Gangi est
représentatif de cette tendance.



C'est immense, vertigineux, combien de pièces avez-vous ?, demande une
jeune allemande éblouie. Difficile de répondre, je ne les ai pas
comptées, répond, souriante, la princesse Carine Vanni Mantegna di Gangi.
Manière de dire qu'il y en a à l'infini, toutes parées de fresques
allégoriques, lourdes draperies, sculptures antiques, plafonds peints dans le
salon bleu, la salle à manger néoclassique, la galerie des glaces
enrichie de mosaïques, grands lustres de Murano, miroirs multiples où se
reflètent d'immenses sofas aux formes alanguies. Nec plus ultra : la
stupéfiante salle de bal, où Fabrizio Salina, prince désabusé,
crépusculaire, invitait la belle fiancée de Tancrède à danser la valse sur une
musique de Verdi.



Le palais est en restauration continue, nous faisons appel aux
meilleurs artisans, des historiens de l'art nous accompagnent, confie la jeune
femme, en jetant à Michele Sottile et Guiseppa Langela un regard
complice. Ces archéologues sont venus de Toscane pour remettre à jour une
fresque murale, voisine du grand escalier baroque, de l'immense verrière
ornée de vitraux. La maison nous donne de l'importance, parce que ma
famille met la main à la pâte. Je reconstitue des céramiques au scalpel,
je trouve les bons matériaux pour réparer les dessus de portes. Cette
demeure du XVIIIe nous mobilise, nous lui consacrons une part importante
de notre vie.



Sans aide aucune, si ce n'est celle de mécènes, bénévoles attachés à de
glorieuses racines. L'argent vient de la location de boutiques qui
jouxtent le palais, des visites proposées au prix de 650 euros pour un
groupe de vingt personnes. Parcours de deux heures, guidé par une maîtresse
de maison qui fait corps avec le « Rinascimento di Palermo ». Bientôt,
la princesse aménagera douze chambres d'hôtes dans une dépendance du
palais. Séjours parsemés d'étoiles.



De la grande terrasse, le regard bascule sur les immeubles usés de la
piazza Croce dei Vespri, les balcons en fer forgé, le linge qui sèche au
soleil d'hiver. Beaucoup de palais s'insèrent dans le tissu urbain, sur
les hauteurs de la ville, en bord de mer, à deux pas d'une église, d'un
marché populaire. C'est une tradition, nous sommes près des gens, ils
nous aident, nous leur rendons service, confie la princesse Signorella
Licata di Baucina Alliata devant la porte cochère de son palais, que
masquent des échoppes couleur locale.



Nous sommes en plein marché du Capo, lieu emblématique du vieux
Palerme, mélange de logements pourris, immeubles rénovés, boutiques
d'artisanat d'art. J'y trouve aussi des fruits frais, des légumes du jour,
insiste la noble dame dans son palais du XVIe siècle, chef-d'oeuvre
d'élégance et de sobriété. Elle montre des décors d'Ernesto Basile, s'arrête
devant un tableau attribué au Caravage, parle de sa mission première : Je
me sens responsable de 600 ans d'histoire, sans ces « guépards » qui
m'énervent, mon blason ne porte pas cette marque de fabrique, je suis une
femme de mémoire, mais aussi de son époque, active, indépendante, qui
reçoit ses amis, organise des dîners de prestige. Je participe au
renouveau économique de Palerme. Même son de cloche dans une dizaine de
palais habités par les familles. D'aucuns parlent d'évolution culturelle, de
révolution de l'intelligence.



Balade en compagnie de Biagio Brucculeri di Lemio dans ce quartier du
Capo éclairé par des lampes vacillantes, sentant bon raisins, olives,
aromates sauvages, tous les parfums de Sicile, jusqu'à celui de l'encens
qui s'échappe de l'église Immaculata Conception, datée du XVIe siècle,
restaurée à grands frais par les pouvoirs publics, et surtout les
riverains catholiques - dont notre guide, diplomate et « guépard » nouvelle
génération, aussi à l'aise sur les marches d'un palais que chez « Mamma
Carmela », trattoria culte de la via di Scordia Al Borso, où l'on voit
intellos et artistes se mélanger au petit peuple, devant un vin blanc
d'Agrigento, des sardines grillées, des pâtes aux aubergines.



Biagio a redonné vie à l'appartement qu'il occupe dans une ancienne
demeure patricienne du Capo. Son ami Diego Di Caro a aménagé le sien dans
un palais vétuste, autrefois propriété du prince di Lampedusa,
aujourd'hui divisé en plusieurs espaces d'habitation. En respectant les normes
d'architecture, volumes, formes, couleurs. Par amour d'une culture
ancestrale, pour une certaine idée de la beauté.



Le grand problème, c'est la participation de tous les habitants, nous
ne pouvons acheter tous les immeubles, déloger des gens qui vivent
pauvrement, martèle Giacomo Cabasino, en charge de l'inventaire du
patrimoine bâti. N'empêche, le « Rinascimento » fait son chemin, malgré une
certaine pesanteur ambiante. Palerme est à la mode, elle doit briller,
absolument !, s'exclame Roberto d'Aragona, rénovateur de deux palais au
centre ville, l'un sera un hôtel haut de gamme, l'autre un musée
d'histoire de la mode. Je ne comprends pas qu'on puisse laisser ces monuments
dans un état sordide, lépreux, à deux pas de la place Quattro Canti, de
la piazza Pretoria, ponctue ce cadre de l'Associazione Bancaria
Italiana. Les banques, les boutiques griffées, la ville en regorge, mais qui
paie ce luxe dans les beaux quartiers ?



La puissante mafia se lancera-t-elle dans le « Rinascimento di Palermo
» ? Si elle y trouve son compte, répond Gaetano Basile sur la terrasse
de l'hôtel « Joli », qui donne sur un bouquet de palmiers. Un air chaud
enveloppe la ville de toutes les passions amoureuses, saintes,
criminelles. Processions, pèlerinages, complots, crimes d'honneur, larmes
séchées, rires éclatants. Quel est le secret de Palerme ?



« J'ai lu tous les livres, écouté aux portes, prié la madone, je ne
comprends toujours rien, elle est magie, mystère, malheureux sera celui
qui l'aimera d'amour », soupire le brillant auteur de « Sicilia : l'isola
che c'è ». Là-bas, dans le Jardin botanique, des plantes s'entrelacent,
et se taisent les statues de pierre. C'est la Sicile sûre, innocente,
celle de la beauté tranquille et des choses muettes.

REPÈRES

Le bon moment. Chaque saison fait découvrir une autre Palerme. Dès
janvier, le soleil est intense ; en février, les amandiers sont en fleurs.



Y aller. Alitalia propose huit vols par jour vers Palerme, via Rome ou
Milan, au prix de 281 euros. 02-551.11.22. www.alitalia.be/



Loger. Les hôtels sont nombreux, de toutes catégories, et la plupart
sont de caractère. Le « Joli », trois étoiles, ancienne demeure
patricienne, est une bonne adresse. 0039.091.611.17.65.



Voir. Des brochures en français invitent à la promenade. Du Rempart des
Captives aux Quatro Quanti. Du Jardin Garibaldi aux villas Malfinato,
Igieia, Niscenni. Du parc de Favorite au palais Gangi.
0039.091.616.27.18. Du Jardin botanique au palais Alliata. 0039.091.32.87.25. La
campagne proche est riche en résidences de « guépards », comme celle de la
Cuccavecchia, à Canicatti, où Diego Di Caro fait visiter demeure et
jardins. 0039.338. 213.53.55.



Infos. Office provincial du Tourisme : 0039.091. 605.82.19.
www.palermotourism.com/ Office italien du Tourisme à Bruxelles : 02-647.17.41.







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Comments

1

patrickgermain

Written December 08. 2006
La mafia si caratterizza per la sua rapidità nell’adeguare valori arcaici alle esigenze del presente, per la sua abilità nel confondersi con la società civile, per l’uso dell’intimidazione e della violenza, per il numero e la statura criminale dei suoi adepti, per la sua capacità ad essere sempre diversa e sempre uguale a se stessa”
Giovanni Falcone
2

 http://www.rosariolivatino.splinder.com/

Written March 08. 2007
Interessante il tuo blog
3

 ALLENZA NAZIONALE - GIGI BRUCCOLERIfb

Written September 03. 2007
http://www.gigibruccoleri.it/inside/comitato.html

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